L’age noir du vitrail

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Au XVIIe siècle

L’art du vitrail décline considérablement, les causes sont le plus souvent d’ordre économique ou religieuses. La mode n’est plus aux couleurs, le besoin de clarté est accompagné par l‘utilisation des verres blanc.
L’emploi excessif des émaux ayant enlevé aux vitraux leur transparence, le goût va aux vitres blanches ornées seulement d’une bordure colorée à l’émail ou au jaune d’argent.

La situation paraît critique, les fours s’éteignent et les secrets d’atelier semblent oubliés.

Au XVIIIe siècle

Il n’est pratiquement rien resté de la production des verriers de ce siècle en Europe. La demande a cessée, la mode étant aux grandes fenêtres transparente, dites blanche.

Le vitrail de couleur sera totalement banni, les verres de couleurs étaient difficiles à trouver et la technique traditionnelle oubliée.

Au XIXe siècle

Le « vitrail décoratif » refait surface, donnant naissance à de véritables entreprises industrielles… le vitrail, standardisé, se vend sur catalogue…

Alors que la peinture française connaît une formidable explosion, le vitrail reste à part, cantonné dans un pastiche dénué de toute créativité. Les travaux sur les peintures vitrifiables aboutissent à ce que l’on nomme le «  vitrail tableau », où la la feuille de verre est traitée comme le serait une toile tendue sur un châssis. Les plombs indispensables dans la vitrerie, ne sont plus du tout utilisés dans le vitrail tableau, qui s’apparente davantage à la peinture sur porcelaine.

Il faudra attendre le mouvement « Art nouveau » pour que le vitrail redevienne un art vivant.