Le vitrail civil et la Renaissance

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Au XVe siècle

Le vitrail civil connait un essor considérable, non seulement dans les châteaux, mais également dans des édifices communaux comme des hôtels de villes. Partout les peintres se livrent à des prouesses techniques, et atteignent un savoir faire extraordinaire grâce à l’emploi de pinceaux différents suivant l’effet recherché.

La gamme de couleur s’enrichit du « violet » obtenu par placage de verre rouge et bleu, et de la célèbre « sanguine », sorte de brun-rouge qui améliorera la technique de la « grisaille » en permettant d’autres effets. Le « camaïeu » est très utilisé.

Le langage iconographique évolue aussi. Le paysage devient un des éléments essentiel du vitrail.
Dans l’évolution du style, on constate un perfectionnement des règles de la « perspective », et l’utilisation du « damassé » (décor régulier et répétitif d’inspiration orientale), du sertissage en « chef d’œuvre », et de la gravure. On appelle « sertissage en chef d’œuvre, l’incrustation d’un verre, souvent rond, tenu par un plomb, à l’intérieur d’un autre verre plus grand et de couleur différente. Ce travail, extrêmement délicat, permettait au compagnon d’obtenir sa maîtrise. D’où le nom de « chef d’œuvre ». Grâce à ce procédé, on pouvait dessiner les blasons des donateurs ou le décor des vêtements. Le développement de la gravure de verres plaqués permettra au peintre-verrier de changer le coloris d’un motif sans avoir besoin des plombs.

Au siècle de la Renaissance

La période de la renaissance est caractérisé par deux mouvements. Son essor continue jusqu’au milieu du XVI ème siècle, marqué par l’influence Flamande. Le décor et le goût italiens sont très prisés : chimères, coquilles, guirlandes, Cupidons… Les scènes deviennent de plus en plus réalistes, les formes de plus en plus précises et les couleurs de plus en plus nuancées jouent, grâce à une technique parfaite, avec la lumière.

La découverte des « émaux » améliorera encore la palette du peintre-verrier. La plus célèbre fut la sanguine, appelée aussi Jean-Cousin, du nom d’un peintre, à base d’hématite de fer.

La seconde période est marquée par le déclin du vitrail, de par la crise religieuse qui secoue l’Europe et ses conséquences politiques et sociales entraînant la destruction de nombreuses verrières anciennes et la raréfaction des commandes.