Les origines du vitrail

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4000 ans avant Jésus Christ

C’est en Égypte, voici trois à quatre millénaires, que commence le travail du verre, sous forme d’émaillage, puis de perles colorées. Les égyptiens ont ainsi crée de nombreux et diverses objets comme des vases, pièces de jeu, flacons, bijoux…

A partir de là, le verre passe les frontières du Moyen Orient, d’Asie mineur, d’Inde, de la Chine, puis les marchants phéniciens apporte de verre en occident.

Les Romains l’utilisaient pour fermer les vides des claustra et les ouvertures de leurs maisons.
Le vitrail en tant qu’élément coloré et figuratif existait déjà à l’époque mérovingienne et carolingienne.

Vers 1100

Les écrits du moine Théophile prouvent qu’à cette époque, les techniques du vitrail étaient parfaitement maîtrisées.
A l’imitation des potiers, les verriers adaptent des procédés de moulage et verse le verre fondu dans des moules de manière à réaliser des incrustations, des récipients et des sculptures.

La « vitre » sorte de petite plaque épaisse et irrégulière, est obtenue en écrasant de la pâte de verre entre deux planches.

Le verre deviens un matériau courant et les verriers transportent leur savoir depuis la vallée du Rhône dans toute l’Europe en direction des cotés de l’Atlantique et vers le pays des Ibères. Les plus anciens vitraux actuellement visibles datent de 1100 et se trouvent dans la cathédrale d’Augsbourg en Allemagne fédérale.

Au XIIe siècle

Le vitrail commence sa remarquable ascension, c’est alors une mosaïque de pièces de verre, généralement petites, d’épaisseur inégales, souvent peintes et assemblées pour être vu de loin qui changeait à chaque heure suivant la lumière.

Au XII ème siècle, le mur sert à porter la couverture, qu’elle soit voutée ou charpenté. Cet impératif empêche l’ouverture de grandes fenêtres, d’où l’utilisation de verre blanc et généralement très clairs, pour pallier le maque de lumière. Cela explique la coloration souvent éclatante et unifiée des verrières romanes. La translucidité du fameux « bleu de Chartres » répond à ce critère de luminosité.
Le produit qui servait à peindre, connu aujourd’hui sous le nom de grisaille, était composé d’oxyde de cuivre ou de fer, de fritte ( verre broyé très fin) et d’un liant comme du vin ou de l’urine.
La peinture permet d’ illustrer de formidables imagiers, aux riches bordures, essentiellement florales, illustrant des textes évangélistes ou les vies exemplaires de saints.
Les Cisterciens (1140-1150), réagiront contre ce raffinement, cette préciosité et cette richesse, accusés de détourner l’attention de la méditation et prôneront un vitrail incolore à motifs géométriques.