Vitraux Gothiques et verres blancs

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Au XIIIe siècle

Avec l’architecture gothique, les fenêtres s’agrandissent, la tonalité des vitraux peut donc se foncer et la palette du peintre-verrier se diversifier.
Le bleu est plus soutenu, le bleu-rouge domine dans les fonds, tandis que les couleurs se nuancent : vert-olive et vert-émeraude, rouge carmin et rouge vermillon ; le jaune est moins employé.

L’apparition de ces grands baie vitrées va entrainer de nouvelles techniques de travail. Durant la période romane les vitraux sont d’assez petites tailles et composés d’une multitude de petites pièces, ce qui devient impossible avec de grandes surfaces.

Les verriers doivent acquérir une rapidité d’exécution. Ils leur faut donc abandonner les anciens procédés et avoir recours à des coupes de plus en plus grandes, simples et géométriques et peindre plus sommairement.

Les peintres verriers rejettent les subtilités romanes au profit d’effet expressifs, en raison même de l’emplacement des verrières hautes ; l’œil ne peut pas prendre en compte les mêmes éléments que pour les verrières basses. Celles ci, à portée de vue, racontent des épisodes (vie du Christ, vies des Saints), tandis que les fenêtres hautes, plus éloignées, présentent de grands personnages (Vierge, apôtres…).

Les premières « grandes roses » apparaissent sur les façades (Paris, Chartres…). Leur évolutions a été lente au XII ème siècle et devient prodigieuse au XIII ème siècle.

Le XIVe siècle

Des les dernières années du XIII ème siècle, la qualité des verres ce modifie, la fabrication de la pâte de verre change grâce à un meilleur apurement des sables et les modes de fusions deviennent plus réguliers. Ces découvertes profitent à la coloration des verres : le verre blanc, jusqu’alors « taché » et translucide, devient de plus en plus clair.

Ce siècle est également marqué par la découverte du « jaune d’argent » qui permet de colorer partiellement un verre sans avoir besoin d’utiliser la « mise en plomb ». Cette teinture posée généralement sur la face externe du verre, s’y infuse à la cuisson et, sur la face interne, l’artiste peint comme d’habitude. Cette recette était déjà connue depuis le VI ème siècle en Égypte.
Sous l’influence de la pensée cistercienne et franciscaine, l’incolore se développe considérablement.