Vitrail Tiffany : le cuivre à l’œuvre

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La découverte du vitrail Tiffany

Avant de revenir à l’académisme après l’Exposition de Chicago (1893), les écoles d’art des États Unis avaient été touchées par la grâce du floralisme et du japonisme dès les années soixante-dix. A l’exposition internationale de 1878, l’un des stands les plus remarqués fut celui d’une maison de New York : son fondateur se nommait Luis Confort Tiffany.

D’abord peintre, cet audacieux novateur a été le premier artiste du continent américain à se vouer à la réforme des arts décoratifs. Il finira par regrouper une armée d’artisans de tous métiers: verriers, ouvriers en métaux, brodeurs, tapissiers, doreurs, joailliers, ébénistes.  Sa grande passion est le verre qu’il introduit dans tous les usages décoratifs. Tiffany continuera ses recherches sur le verre jusqu’à déposer trois brevets : un verre pour briques et mosaïques, un verre à vitre, et un verre irisé. C’est celui-ci  qu’il perfectionnera le plus, connu sous le nom : verre Tiffany.

Il invente le « Favrile glass Tiffany », verre translucide souvent taché de couleurs variées et pouvant présenter des reliefs. La Farge, peintre et verrier, et Tiffany vont s’appliquer, entre 1860 et 1870, à modifier la planéité du verre à l’aide de méthodes très personnelles. Ils le triturent, le modèlent, le tordent et ajoutent des oxydes pour obtenir des marbrures, des taches, des traînées colorées.

Technique du vitrail Tiffany

Comme pour le vitrail ancien, il faut tout d’abord dessiner une maquette, réaliser un carton et préparer des calibres pour la découpe des verres, à l’exception près, que les séparations entre les pièces peuvent être beaucoup plus fines. La technique du vitrail Tiffany permet une composition de toutes petites pièces de verre, impossible dans un sertissage de plomb où les ailes du plomb auraient occulté les plus petites pièces. La difficulté du sertissage est de positionner la tranche du verre parfaitement au centre de la largeur du ruban de cuivre «copper foil », le rabat de celui-ci devra recouvrir de manière égale chaque côté de la pièce.

Les contours des pièces de verres peuvent être meulés afin de présenter une surface rêche permettant à la colle de contact du ruban de cuivre d’adhérer parfaitement. Le ruban de cuivre peut se trouver de plusieurs largeurs en fonction de celles des verres utilisées. Le sertissage des pièces de verres se fait donc au ruban de cuivre puis soudées sur toute la longueur. L’étain peut être patiné ou bien laissé naturel.

Le « copper foil » permet de réaliser des pièces en volume comme des serres, des boîtes, des lampes ou divers objets…D’où un foisonnement de tout petits objets en vitrail comme des bijoux, des pendentifs muraux