Le vitrail fusing

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Histoire du fusing.

Le fusing est une technique déjà utilisée il y a 3 500 ans dans la fabrication d’objets, il s’agit en fait de la plus ancienne des techniques. La première période de prospérité de celle ci se situe en Mésopotamie et son apogée pendant la culture égyptienne. Les Égyptiens la connaissaient et l’utilisaient avec succès. Au début de l’ère chrétienne, à partir du IV ème siècle, elle est remplacée par le soufflage et c’est dans les années 1920-1930 que l’on redécouvre cette technique. Cette « nouvelle » application est surtout adoptée par les artistes américains.

Techniques et définition.

Après avoir conçu une esquisse de l’objet ou du verre fusing à réaliser, le verrier découpe un verre support, puis les motifs décoratifs à ajuster. Des verres placés les uns sur les autres, montés à une température de 830 à 850 °C, s’assemblent par fusion. Les verres utilisés doivent être compatibles, c’est à dire suivre de manière identique une courbe de température, sous peine de choc thermique. On parle alors de verre ayant le même coefficient de dilatation. Les plus connus sont appelés Bullseye, Spectrum, Artista, Float.

Cette technique permet donc de s’affranchir des sertissages en plomb ou autre. Les conduites de plomb du vitrail traditionnel peuvent être retirées au profit d’une grande liberté de formes. Les pièces de verre se fondent en une, elles ne sont plus emprisonnées dans une toile de plomb. On peut alors réaliser aussi bien des assiettes que des portes vitrées, des vases et des vitraux d’une seule pièce.

Il permet également des inclusion de métaux : grillage, anneaux…; d’éclat de verre (poudre ou fritte de verre), de feuille d’aluminium (souvent découpé au préalable comme une dentelle) et ainsi offrir à l’artiste différentes textures. Ces inclusions de métaux rendent possible la création « d’attaches » pour les bijoux.

Fusing et thermoformage.

Le fusing peut être associé à bien d’autres techniques, telle la peinture ou le thermoformage. Là où il permet la superposition de verres, la technique du thermoformage offre une déformation : bombage, prise d’empreinte, grâce à la réalisation de moules en plâtre réfractaire et de toutes sortes de produit.

Le ramollissement par la chaleur permet à la feuille de verre d‘épouser la forme et la texture d’un moule ou d’une matière support. L’épaisseur du verre utilisé déterminera le temps de cuisson et la finesse de la texture.

Le thermoformage par creux, dit «  en goutte », fonctionne avec un support en creux et autoportant : la plaque de verre se déforme mollement dans le vide sous l’effet de son propre poids. On peut stabiliser le verre mou avant qu’il ne touche le fond du moule, ou on le laisse descendre jusqu’à lui.  Dans le premier cas, on obtient une forme brillante et transparente, dans le deuxième cas le verre est imprimé par la texture du support.

Avantages et inconvénients.

Le fusing et le thermoformage on ainsi trouvé leur place dans l’architecture et la décoration d’intérieur, que ce soit pour des objets comme les luminaires ou pour de grands vitraux pour fenêtres. Ces techniques offrent de nouveaux horizons aux artistes.  Mais celles-ci sont beaucoup plus fragiles et résisteront moins au temps. En effet l’absence de conduites de plombs fragilise les vitraux. Ils ne sont plus un assemblage de pièces de verre dont on peut remplacer certaines sans tout changer, la moindre faiblesse du fusing et c’est tout le vitrail qui se brise.