La peinture sur verre

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La peinture sur vitrail.

La peinture sur verre revêt plusieurs techniques, et offre ainsi une panoplie de possibilités au service du créateur. Celui-ci peut donc illustrer son imagination au fils des traits et de la lumière: peinture poussée ou lâchée, double jeu de lumière du verre et du clair-obscur de la peinture.

Elle permet les contours de style Bandes-dessinées ( ligne claire ), les modelées et enlevages pour sculpter des ombres et lumières, des effets de textures ( cage à mouches : elle représente un fond quadrillé par de fins traits de grisaille )…

Qu’est ce que la peinture sur verre ?

Les grisailles: Cette matière est aujourd’hui composée d’un mélange de silice et d’un minimum de plomb placé dans un four à la température de 1200 °C. Il donne le fondant rocaille, qui est broyé et mélangé avec de l’oxyde de fer, ce qui crée la grisaille rouge. Plus de 20 tons sont disponibles, en variant l’oxyde employé.

Mélangées à l’eau, à la gomme arabique, à l’essence ou au vinaigre, elles sont diluées sur des plaques de verre épais; ce qui donne les palettes de peintures. Ces liants permettent de fixer provisoirement les grisailles au verre support, mais aussi les superpositions de couches de grisaille avant de cuire. Leur fusion s’effectue par cuisson dans un four, la température à atteindre doit être comprise entre 610 et 650°C.

Elles sont appliquée avec toute sorte de pinceaux en fonction de l’effet recherché: a l’aide d’un pinceau en poil de martre pour les traits, d’un blaireau ou d’un putois pour les modelés. Une plume d’oie, un petit-bois taillé et de petites brosses dures permettent de retirer la grisaille où l’on veut faire de la lumière.

Cette peinture s’applique sur le verre grâce à une table lumineuse, pour ainsi bien voir l’opacité des traits ou tout simplement pour recopier sur le verre le dessin du carton préalablement mis dessous. Les grisailles ne sont pas transparentes, mais translucides, avec un aspect terreux.

Les grisailles permettent de préciser le détail des figures et des ornements ( grisaille à trait ou contour) et à modeler ces mêmes figures et ornements ( grisaille à modeler). Certaines d’entre elles sont orangé, bleu, vert…. et apportent une nuance plus ou moins colorée en fonction du verre support.

Les émaux: Ils se présentent sous la forme de poudres constituées d’un fondant et uniquement d’un fondant coloré. Ils s’applique comme les grisailles, et sont assez difficiles à employer. Contrairement aux grisailles l’émaillage produit des teintes totalement transparentes. Les émaux se travaillent à l’eau ou à l’essence grasse comme l’essence de térébenthine.

Le céments:  ils sont sous la formes de poudres constituées d’un sel d’argent ou de cuivre ou de fer, mélangé généralement à de l’ocre, jaune ou rouge. Ils s’appliquent dilué à de l’eau. Après cuisson  il n’y a pas de sur épaisseur (comme la peinture), sur le verre car on doit gratter le véhicule support du sel d’argent, le cément ayant pénétré le verre.

Le Jean Cousin ; la sanguine, appelé aussi Jean Cousin, du nom de son inventeur, fut découverte au XVI ème siècle. La matière ainsi que la couleur rappellent la carnation, c’est à dire de rendre fidèlement l’aspect de la peau.

Les Jaunes d’argent ; C’est à la fin du XIII ème siècle que l’on utilise le jaune d’argent. Cette couleur est mélangée à de l’eau et elle est appliquée sur la face externe du verre. Les grisailles sont appliquées sur la face externe du verre. Deux compositions appelés « jaunes d’argent » existent. L’une est un mélange de chlorure d’argent et d’ocre : en cuisant il laisse une teinte jaune transparente assez claire. L’autre est issue de l’association de sulfure d’argent et d’ocre : la teinte obtenue est plus orangée que la précédente. La température de cuisson varie en fonction du résultat que l’on veut obtenir et peut aller de 580 à 650°C.